Magnétosphères planétaires

On connaît très bien l’émission décamétrique de Jupiter depuis les années 50 via les interactions Maser-cyclotron avec Io et Ganymède. L’émission cyclotron, entre 20 MHz et quelques GHz, est très variable et son observation a conduit à des résultats importants en physique des plasmas. Cette méthode fournit également un des modes possibles de détection de planètes géantes extrasolaires.

On connaît très bien l’émission décamétrique de Jupiter depuis les années 50 via les interactions Maser-cyclotron avec Io et Ganymède. L’émission cyclotron, entre 20 MHz et quelques GHz, est très variable et son observation a conduit à des résultats importants en physique des plasmas. Cette méthode fournit également un des modes possibles de détection de planètes géantes extrasolaires.

L’émission électrostatique dans l’atmosphère de Saturne est associée aux éclairs d’orages et est donc sporadique. Leur observation depuis le sol aux basses fréquences a nécessité un déclenchement (trigger) par la sonde Cassini (en opération jusqu’en 2018). Le groupe possède déjà des données UTR2, WSRT et LOFAR, qui pourront être complétées par des observations avec NenuFAR.

L’équipe recherche également l’émission radio de planètes extrasolaires, dont les instabilités plasma de la magnétosphère produisent les mêmes émissions cyclotron que sur Jupiter. Des observations sont en cours avec LOFAR, à la fois en imagerie et en spectroscopie dynamique. Ce programme montera en puissance dès la première détection, ou sera limité à quelques années pour l’obtention de limites supérieures. Ce sera également un projet idéal pour NenuFAR, une fois que la caractérisation/calibration du signal sera effective.