Claude ROBERT reçoit le Cristal du CNRS 2019

Claude ROBERT reçoit le Cristal du CNRS 2019. Ingénieur de recherche en instrumentation embarquée, il est une référence dans le domaine du développement d’instruments d’observation embarqués, pour la recherche en sciences de l'atmosphère.

Ingénieur de recherche en instrumentation embarquée

Claude ROBERT est une référence dans le domaine du développement d’instruments d’observation embarqués, pour la recherche en sciences de l’atmosphère.

Peu après avoir obtenu un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale Supérieure de Physique de Marseille (aujourd’hui intégrée à l’Ecole Centrale de Marseille), Claude ROBERT a été recruté au LPC2E en 1983 et a rejoint l’équipe « Environnement Atmosphérique ». Il a complété sa formation par un DEA à l’Université PARIS VI suivi d’une thèse technique à l’Université d’Orléans en 1992.

Au sein du LPC2E, il joue un rôle décisif dans plusieurs projets de grande envergure, menés pour certains en collaboration avec le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales et l’ESA (Agence Spatiale Européenne) et dans le cadre de grands projets de l’Union Européenne sur le trou d’ozone (SESAME, THESEO, SCOUT-O3, SHIVA). Ainsi, Claude ROBERT a conduit le développement des spectromètres optiques ultraviolets et infrarouges embarqués sous ballon stratosphérique: Ozonomètre, AMON, SPIRALE, SPECIES qui ont tous volé avec succès à de nombreuses reprises afin de mieux caractériser la composition en gaz-traces (concentrés à moins que le millionième) de la stratosphère, couche atmosphérique située entre environ 10-15 et 50 km d’altitude). Sa créativité lui a valu une invention brevetée, « la cellule de Robert » qui à conduit à des grands parcours optiques de faisceaux lumineux (lasers) sans désalignement dans des conditions environnementales extrêmes de pression et température. Cette cellule est actuellement mise en application dans les instruments « SPIRIT » pour des mesures de flux gazeux émis par les sols, et de gaz polluants dans toute la troposphère par avion. Enfin, son travail continue au sein de l’équipe technique du LPC2E afin de poursuivre le développement du nouvel instrument sous ballon SPECIES qui a effectué un premier vol-test avec succès en août dernier au Canada.