Lancement réussi de la sonde Solar Orbiter !

C'est fait ! La sonde Solar Orbiter de l'Agence Spatiale Européenne (ESA) a été lancée le lundi 10 février 2020 à partir de Cap Canaveral en Floride (revivez le lancement sur https://youtu.be/Qcpk5XV6SGA). C'est le début d'un périple passionnant de plusieurs années autour du Soleil. Le LPC2E a conçu et réalisé le capteur de champ magnétique alternatif SCM (Search Coil Magnetometer) intégré à l’expérience RPW (Radio and Plasma Waves) de la mission spatiale. Les bras supportant les capteurs électromagnétiques de Solar Orbiter se sont déployés comme prévu. La mission scientifique proprement dite commencera dés la fin 2020.

Le lancement de la sonde Solar Orbiter de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) s’est passé comme prévu ce lundi 10 février 2020 à 5h03 (CET) à Cap Canaveral en Floride (vidéo du lancement ici). En utilisant plusieurs fois l’assistance gravitationnelle de Vénus, Solar Orbiter se rapprochera du Soleil jusqu’à moins d’un tiers de la distance Terre-Soleil, tout en sortant du plan de l’écliptique.

L’objectif principal de Solar Orbiter est de mieux comprendre comment le Soleil génère le vent solaire et l’héliosphère, cette enveloppe magnétique – porteuse de ce vent – dans laquelle baigne et interagit tout notre système solaire. Seront aussi scrutées la source du champ magnétique solaire et ses variations au cours du cycle d’activité solaire d’environ 11 ans. Le mécanisme des éruptions solaires sera particulièrement étudié et pourrait aider à mieux prévoir les tempêtes solaires et les effets perturbateurs sur Terre et sur nos satellites.

 Solar Orbiter jouera également un rôle crucial pour la mission Parker Solar Probe de la NASA à laquelle participe également le LPC2E. Il s’agit d’une sonde cousine lancée en aout 2018 qui s’approche plus près du Soleil mais effectue seulement des mesures du plasma « in situ ».

Plus d’infos sur la contribution française à Solar Orbiter ici.

La communauté scientifique française a fortement contribué à la mission Solar Orbiter en fournissant plusieurs instruments permettant la mesure des particules et des champs électriques et magnétiques du vent solaire ainsi que l’observation de l’atmosphère de notre étoile. Le Laboratoire de Physique et Chimie de l’Environnement et de l’Espace (LPC2E) du CNRS à Orléans a en particulier conçu et réalisé le capteur de champ magnétique alternatif SCM (Search Coil Magnetometer) intégré à l’expérience RPW (Radio and Plasma Waves).  Ce capteur permettra de caractériser les variations du champ magnétique et de mieux comprendre la dynamique du vent solaire. Pour bien mesurer le champ magnétique du milieu, et non celui généré par le satellite ou les autres instruments, SCM se situe avec 3 autres capteurs à mi-hauteur d’un mât déployable à 2 mètres de la plateforme. Il sera ainsi dans l’ombre du bouclier thermique qui protège cette plateforme, soumis à une température extérieure de -145°C mais ramenée à -50°C grâce à un système de chauffage et une couverture thermique.

La sonde Solar Orbiter à l’approche du Soleil (vue d’artiste, crédit ESA). Le capteur SCM se situe au milieu du mât à l’arrière du satellite et à deux mètres de celui-ci.
Le capteur SCM réalisé au LPC2E avant livraison et sans sa couverture thermique. Les 3 antennes magnétiques sont montées sur un support isolant à l’intérieur duquel se trouvent un préamplificateur miniature et un réchauffeur. La hauteur du capteur est de 16 cm.