Vladimir Krasnosselskikh, chercheur LPC2E, dans le Dossier de Presse du CNRS d’octobre 2019 « Ces scientifiques étrangers qui ont choisi la France et le CNRS ».

Vladimir Krasnosselskikh travaille au LPC2E sur les premiers résultats de la sonde spatiale Parker Solar Probe. En février 1991, il arrive au LPC2E en tant que chercheur invité L’URSS se disloque quelques mois plus tard… René Pellat, alors président du CNRS et physicien théoricien des plasmas comme lui, le convainc de postuler au CNRS. Vladimir Krasnosselskikh est Français depuis 1996 et grâce à lui, le LPC2E peut s’enorgueillir d’avoir le seul instrument non américain à bord de Parker Solar Probe et participera avec un instrument similaire à la mission Solar Orbiter de l’ESA.

Vladimir Krasnosselskikh, du programme spatial soviétique à la sonde américaine Parker Solar Probe

Vladimir Krasnosselskikh travaille sur les premiers résultats de la sonde spatiale Parker Solar Probe, actuellement en orbite autour du Soleil. Au départ physicien théoricien, il est depuis longtemps très impliqué dans des missions spatiales, à commencer par le programme soviétique Phobos dédié à l’étude de Mars à la fin des années 1980. À l’époque chercheur à Moscou, il commence à collaborer avec des scientifiques français et arrive à Orléans en février 1991, en tant que chercheur invité au LPC2E. L’URSS se disloque quelques mois plus tard… et son séjour d’un an va se prolonger plusieurs décennies. Pourtant, il y a eu la barrière de la langue, et une offre de l’Université Queen Mary à Londres. Mais René Pellat, président du CNRS et physicien des plasmas comme lui, le convainc de postuler au CNRS. Au LPC2E, Vladimir Krasnosselskikh continue à modéliser la physique des chocs sans collision, développe et applique des méthodes d’analyse de données spatiales, et participe activement à la conception et au développement de nouveaux instruments de mesure des champs magnétique pour des missions spatiales. Grâce à lui, le laboratoire orléanais peut s’enorgueillir d’avoir le seul instrument non américain à bord de Parker Solar Probe et participera avec un instrument similaire à la mission Solar Orbiter de l’ESA. Si, depuis quelques années, il passe un à deux mois par an à l’Université de Berkeley (États-Unis), il apprécie au CNRS de pouvoir mener des projets sur le long terme sans chercher sans cesse de nouveaux financements, ainsi que les petites équipes, jusqu’ici plutôt la norme. Et la Russie ? Français depuis 1996, il n’y est retourné pour le travail qu’en 2005, invité comme « scientifique étranger de renom » à l’Institut de recherche spatiale, où il avait commencé sa carrière.